Se rappeler que René Barbier était aussi poète et amateur de chansons ici
En 1859, Charles Baudelaire publiait le poème bien connu L’Albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.
À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.
Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !
Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.
L’Albatros chanté par Léo Ferré : ICI
Et en 1971, le même Léo Ferré écrit Les Albatros, chanson-variation sur le poème de Baudelaire. Un Léo Ferré accompagné par un orchestre pop-rock, Zoo, le chanteur poète en sa période en colère, la plus intense peut-être :

Les Albatros : ICI
Bonne écoute, à bientôt pour d’autres sons.