par René Barbier, samedi 23 février 2008

L’être humain semble osciller entre deux profondeurs. La première est celle de l’épaisseur, du compact, du massif. Dans cet espace intérieur, il se replie sur lui-même, se durcit, se coupe du monde et même des personnes qui lui sont le plus proches. Sa forteresse vide devient imprenable Il tombe peu à peu dans un isolement de plus en plus évident. Sa solitude n’est pas créatrice. Sa vie bascule dans la folie plus ou moins prononcée. Edgar Morin parle de cet espace mental de chacun d’entre nous comme « homo demens », inévitable, qui affleure sans cesse dans le mouvement même de toute vie. L’autre espace est celui de la transparence. Sa profondeur est sans fond…
Lire la suite (8 pages) : ICI