par Christian Verrier, début des années 2000

Le texte proposé ici à la lecture analyse l’évolution conjointe de l’extension universitaire et des universités populaires en France à la fin du XIXᵉ siècle. Face au retard et à l’isolement des facultés françaises, la Troisième République engage des réformes inspirées du modèle allemand, visant à développer la recherche, regrouper les facultés et moderniser la pédagogie. Des innovations importantes apparaissent, notamment avec l’École pratique des hautes études, fondée sur la souplesse institutionnelle, la recherche et le travail en petits groupes. Malgré ces avancées, l’université demeure socialement élitiste et largement fermée aux classes populaires. Pour pallier cette exclusion, les universités populaires se développent rapidement après l’affaire Dreyfus, avec l’ambition de rendre l’enseignement supérieur accessible au peuple. Leur essor est cependant bref : difficultés financières, conflits idéologiques et surtout inadéquation pédagogique entraînent leur déclin. Les contenus restent trop académiques, éloignés de l’expérience ouvrière, et les intellectuels dominent les structures. Le texte montre ainsi l’échec croisé d’une université rénovée mais élitaire et d’universités populaires incapables de trouver durablement leur public. Il souligne enfin la nécessité, encore inachevée, d’une pédagogie spécifique pour l’éducation des adultes et d’une véritable démocratisation de l’enseignement supérieur.
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