Écoute sensible, présence et phénoménologie

par Jérémy Ianni,  8 avril 2025

Jérémy Ianni est doctorant contractuel en sciences de l’éducation à l’université de Paris 8, rattaché à l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-est contemporaine (Irasec).

Il est co-directeur du numéro 69 de la Revue Pratiques de formations/Analyse sur l’éducation sentimentale ICI et co-directeur de Pour une éducation sentimentale et affective. De la petite enfance à l’ensuite, Les éditions du Cygne, 2024 ICI

En relisant quelques textes produits par le Mouvement ATD Quart Monde et René Barbier, et en me basant sur mon expérience de recherche et de vie, je souhaite établir un lien entre ce que René Barbier nomme écoute sensible et ce qu’ATD Quart Monde nomme présence. Dans le Vocabulaire des histoires de vie et de la recherche biographique, René Barbier donne quelques contours à l’écoute sensible. Pour lui, « parler de l’écoute sensible et tenter de la définir nous entraîne vers une recherche de ce que peut devenir un être humain »[1]. L’écoute sensible, toujours en référence à ce texte, renvoie à la disponibilité et à la complexité, non pas dans une individualisation du sujet mais la reconnaissance d’autres parcours, histoires, « entrelacés et historiquement situés au cœur d’une complexité inéluctable impossible à comprendre complètement ». L’écoute sensible, composée de deux termes, renvoie donc à l’écoute et au sensible. Pour René Barbier, écouter peut aussi renvoyer à un écho enrobé de silence, l’écoute laisse « la parole se dissoudre en soi, tel un galet de sel dans l’océan ».

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[1] René Barbier, 2019, « Écoute Sensible », dans Christine Delory-Momberger, Vocabulaire des histoires de vie et de la recherche biographique, Éres, p. 329-332.