Joelle Maurel, dont René Barbier dirigea la recherche en thèse, nous a adressé tout début janvier un texte empli de sérénité, d’espoir, sans ignorer le vacillement du monde que nous connaissons. Comme ce texte semble approprié à ce temps en besoin de respiration intérieure, le Journal des chercheurs, avec l’autorisation de Joelle, vous l’offre ici :

Vœux 2026
De Joëlle Maurel
En ces temps où le monde vacille et où l’horizon parfois se brouille, je vous souhaite de garder vivant le feu de vos pensées. Souvenez-vous que nos croyances tissent le voile du réel, et que la façon dont nous regardons la vie ouvre ou ferme les portes de notre propre univers.
Car tout existe en même temps : l’ombre et la lumière, l’amour et la blessure, la joie et le doute, le rire et l’inquiétude. Rien n’est tout noir ni tout blanc, et le discernement consiste à voir ces contraires danser ensemble sans se laisser engloutir par l’un d’eux.
Si nous offrons chaque jour notre attention à ce qui s’effondre, alors ce sont nos forces qui s’effritent. Mais si nous apprenons à tourner doucement nos yeux vers ce qui s’éclaire, alors le monde devient moins lourd, moins hostile, et révèle peut-être sa part secrète de beauté.
La part de ce que nous appelons « réalité » est seulement le reflet de nos peurs, un écho de nos inconsciences.
Je vous souhaite de découvrir que l’univers n’est qu’un miroir posé devant votre cœur : ce que vous portez en vous finit toujours par se refléter autour de vous.
Pour cette année nouvelle, je vous souhaite de ne pas vous attarder dans les recoins sombres, mais de laisser entrer la lumière, la douceur, la tendresse, tout ce qui apaise et illumine.
Je vous souhaite d’éteindre parfois le bruit du monde pour entendre à nouveau le souffle de la vie : le vent dans les branches, la musique de l’eau, la respiration tranquille de la terre. Marchez, respirez, écoutez. Dans l’instant présent, les illusions se dissipent et une vérité simple se révèle : celle de la vie qui continue, patiente et généreuse.
Et si nous apprenions ensemble à regarder cette crise comme un appel, un signe discret nous invitant à revenir à l’essentiel, à ce qui ne s’achète pas, alors peut-être renaîtront en nous les valeurs que l’on croyait perdues : la bonté, le partage, la compassion, la paix.
Je comprends qu’il n’est pas facile de voir la lumière quand tout semble s’assombrir. Mais quel risque y a-t-il à essayer ?
Commencez par un geste humble : cessez de vous juger. Ouvrez une brèche d’amour envers vous-même. Voyez la beauté discrète qui demeure au fond de votre être.
Chaque matin, cherchez une étincelle de gratitude : une lueur derrière la fenêtre, un souffle d’air frais, une minute de paix.
Pour avancer, tentez simplement :
• d’ajouter de la douceur à vos pensées,
• de remercier la vie d’être là, encore,
• de veiller à vos mots comme à des graines porteuses de lumière,
• d’accueillir chaque épreuve comme une main tendue pour grandir,
• de vous délester de ce qui encombre et de revenir à ce qui compte vraiment.
Nous partageons tous ce chemin intérieur où chaque pas compte, où chaque progrès ouvre un peu plus la porte de la joie.
Je vous souhaite, humblement et sincèrement, de parcourir quelques pas de plus sur cette voie, et d’y trouver, tout au long de l’année, davantage de paix et de bonheur.
Entendre Joelle lire son texte : ICI
Par ailleurs, noter que Joelle a déjà participé aux activités du Journal des chercheurs : ICI et ICI