par Christian Verrier, février 2026

Durant le premier confinement de la pandémie de Covid‑19, la fermeture des écoles, collèges, lycées, universités (du 16 mars au 11 mai 2020) est un événement inédit dans l’histoire récente du système scolaire français. Cette fermeture généralisée a entraîné une suspension soudaine de l’enseignement en présentiel — ni préparée ni même seulement soupçonnée un mois auparavant — et une bascule contrainte vers des formes d’enseignement à distance improvisées dans la précipitation. Ce fut, on s’en souvient peut-être, une rupture transitoire mais conséquente des habitudes et traditions scolaires connues des enseignants, aussi des parents, élèves, étudiants, depuis presque toujours.
La fermeture généralisée de 2020 peut aussi être vue et analysée comme une sorte d’expérimentation scolaire involontaire d’ampleur nationale (mieux qu’une expérience de pensée, du moins bien ancrée dans le réel), révélant à la fois la fragilité de la « forme école » dominante, mais aussi sa capacité de transformation rapide s’il y a urgence vitale.
Cet article propose un regard légèrement décalé sur cette période douloureuse (130.000 décès dus à la Covid-19 en France entre 2020 et 2021), en s’appuyant sur des informations chiffrées aisément disponibles, et abordant les points suivants : le caractère inopiné de la fermeture des établissements d’enseignement, et le bilan négatif qui en a résulté ; mais aussi quelques points plus « positifs » qui peuvent être observés ; et, enfin, ce que cette période peut révéler de possibilités de transformation de la forme scolaire traditionnelle.
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