Journal des chercheurs et prosopopée expérimentale assistée par l’IA ?

par Christian Verrier, novembre 2025

A côté de ses propositions épistémologiques, de sa pratique de toujours de la poésie et de sa fréquentation de nombre d’autres domaines de réflexion, René Barbier était un expérimentateur numérique assidu et entêté, aimant s’essayer aux nouvelles possibilités de l’informatique sous ses diverses formes, pour peut-être à terme en adopter l’une ou l’autre dans ses activités intellectuelles et pédagogiques. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a créé le Journal des chercheurs sur internet à la fin des années 1990, quand beaucoup continuaient de s’interroger en ce temps sur l’utilité de ce nouvel objet pas encore tout à fait bien identifié, et, au tout début des années 2000, il s’est fortement impliqué dans la création d’une licence de sciences de l’éducation entièrement en ligne […]

Disparu en 2017, il n’a pas connu les développements récents de plus en plus rapides de ce qu’on nomme peut-être de façon trompeuse Intelligence artificielle, mais il n’y a guère de doute qu’il aurait imaginé des dispositifs avec ce nouvel outil (dans une certaine mesure gratuit, en plus, ce qui correspond à ses choix de l’époque relatifs à internet, pour que la connaissance se répande le plus largement possible hors des enceintes universitaires). S’il en aurait exploité les ressources, aurait-il encouragé à faire de même ? Ce n’est pas improbable, mais en recommandant du discernement et de l’esprit critique, restant prudent vis-à-vis de l’imaginaire leurrant du chercheur  confronté à une technologie chaque jour ou presque de plus en plus fascinante et déroutante.

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