De l’éducation permanente à l’éducation tout au long vie : perspectives historiques et économico-politiques

par Christian Verrier (fin années 1990)

Entre les années 1970 et la fin des années 1990 il y eut une évolution de la littérature émanant des grandes organisations internationales à propos de l’ « éducation permanente », un progressif changement de vocabulaire voyant de plus en plus « lifelong education » et « lifelong learning » (éducation ou apprentissage tout au long de la vie) remplacer « éducation permanente ».  

Les avis sont partagés sur ce changement : pour certains il s’agit de  la prise en compte de l’individu, de ses projets et de ses démarches d’autoformation ; pour d’autres il s’agit du résultat d’évolutions imposées par la mondialisation économique et opposant le collectif (education) et l’individuel (learning). Selon ce deuxième point de vue on serait passé, dans les grands textes internationaux (UNESCO par exemple), d’une éducation permanente collective et participative à du « tout au long de la vie  » individualisé relevant d’une éducation et d’une formation de type « néo-libéral ».

Ainsi, l’éducation permanente, concept visant le développement culturel, esthétique, professionnel, civique et moral (Langevin-Wallon) a disparu des textes et des dispositifs, tant français qu’européens. Et comme peu d’organisations – y compris syndicales -, peu d’acteurs – hormis des militants convaincus -, font largement référence à l’éducation populaire ou à l’éducation ouvrière, les dimensions politiques, sociales, civiques et culturelles de la formation  apparaissent ignorées à la fin du deuxième millénaire.

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